Biographie / Biography

LES ALTÉRATIONS DIGITALES

Artiste depuis plus de 20 ans, il a expérimenté différentes techniques artistiques à l’aube des années 2000 : peinture sur carton marouflé, dessin « froissé », collage et technique mixte.

Il a évolué ensuite vers le numérique afin de s’aventurer délibérément en terre inconnue, faisant sienne cette phrase de Joan Miro « il faut tuer la peinture pour y revenir d’une autre manière ».

Au cœur de ce nouveau médium, papier, pierre, peinture, sculpture, fer, transparences et éléments graphiques fusionnent, s’entremêlent et s’entrechoquent, forgeant un vocabulaire visuel singulier et hybride. Le « collage digital » permet en effet de mélanger différents genres artistiques et ainsi de tenter d’explorer de nouvelles interprétations du monde.

L’accélération effrénée de l’histoire et le périssable institutionnalisé réduit le passé à l’état de simple palimpseste. Quand l’économie capitaliste néo-libérale prend le pas sur l’humanité, l’individu est-il encore capable de s’adapter ? C’est la mesure de ce désordre que son travail décèle. C’est dans la portée de cette forme d’entropie qu’il se révèle.

DIGITAL ALTERATIONS

Artist for more than 20 years, he experimented with different artistic techniques at the dawn of the 2000s: painting on cardboard marouflé, drawing « wrinkled », collage and mixed technique.

He then moved to digital to deliberately venture into unknown territory, adopting this sentence of Joan Miro « you have to kill the painting to come back in another way. »

At the heart of this new medium, paper, stone, paint, sculpture, iron, transparencies and graphic elements merge, intertwine and collide, forging a singular and hybrid visual vocabulary. The « digital collage » makes it possible to mix different artistic genres and thus to try to explore new interpretations of the world.

The unbridled acceleration of history and the institutionalized perishable reduces the past to the state of simple palimpsest. When the neo-liberal capitalist economy takes precedence over humanity, is the individual still able to adapt? It is the measure of this disorder that his work reveals. It is within the scope of this form of entropy that he reveals himself.

La Galerie d’art Marina Latta présente l’exposition « Jean-Charles Romero, Décollage(s) », espace d’exposition dédié à l’art contemporain situé dans le quartier historique de la ville de Grasse sur la Côte d’Azur, capitale mondiale du parfum, classée à l’UNESCO. Cet événement présente l’univers singulier à l’identité visuelle unique de cet artiste émergent né à Antibes qui expose ses collages digitaux novateurs dans des foires d’art internationales en Europe, relayé par les réseaux sociaux, ce qui lui a conféré une reconnaissance grandissante et prometteuse. 

L’artiste nous parle d’un monde où les stigmates d’hier télescopent le présent et le futur en devenir : Aux confins d’une cité lointaine, un personnage en jeans et à tête de sculpture, fume devant une nana-cyborg qui fait son jogging en rangers et lunettes-masque futuriste. Un punk noir, avec blaser satiné de golf, promène son chien-robot aux dents de requin et grille de protection sur un oeil, sous le regard d’un teenager étrange. Un cheval en papier erre sous un arbre à mots. Un bébé mutant, aux yeux-lunettes bizarroïdes et chapeau en papier sur la tête, s’agite devant un vieux-sage rose fluo qui médite. Loin d’ici, un cargo avance lentement sur une mer de peinture colorée, sous des nuages lourds déréglés par le changement climatique. Mi-pierre, mi-papiers déchirés, les visages et les corps semblent comme figés, vitrifiés et altérés, comme si le temps s’était arrêté alors que tout change à la vitesse de l’éclair.

Un imaginaire sombre et solaire, peuplé de créatures étranges et mystérieuses, qui retransmet l’urbanité de nos vies ultramodernes, sophistiquées et grotesques à la fois, où tout se mêle et se mélange, où se superposent plusieurs strates, avec des lambeaux encore visibles d’anciens mots, d’anciennes empreintes d’époques proches qui transpirent encore. Il nous parle d’un monde structuré mais fragile, entre traces d’hier et technologies de demain, un monde hybride et autodestructeur, ou la notion de croyance dans le progrès a disparu, il nous parle de sa vision du monde d’aujourd’hui et en devenir…

Galerie Marina Latta

The Marina Latta Art Gallery presents the exhibition «Jean-Charles Romero, Décollage(s)», exhibition space dedicated to contemporary art located in the historic district of the city of Grasse on the Côte d’Azur in France, world capital of perfume, classified at UNESCO. This event presents the singular universe to the unique visual identity of this emerging artist born in Antibes in France, who exposes his innovative digital collages in international art fairs in Europe, relayed by social networks, which conferred him a growing and promising recognition.

The artist tells us about a world where the stigmata of yesterday telescope the present and the future to become. In torn stones and torn papers, faces and bodies seem frozen, vitrified and altered, as if time had stopped while everything is changing at the speed of lightning. A dark and solar imaginary, populated by strange and mysterious creatures, which retransmits the urbanity of our ultramodern, sophisticated and grotesque lives at a time, where everything mixes, where are superimposed on several layers, with still visible fragments of old words, old footprints of near times that still sweat. He tells us about a structured but fragile world, between traces of yesterday and tomorrow’s technologies, a hybrid and self-destructive world, where the notion of belief in progress has disappeared, he tells us about his vision of the world today, now and in the future ..

Marina Latta Gallery